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Alexisdesouche

Loire c'est Noir





 

Premier film de mon frère Julien Merlaud, aussi ordonné que sa chambre mais très intéressant en plus d'être drole. Trois T à Télérama, chrétien médias: tout public...

Revue de estuaire.org

"Loire, c’est noir", l’histoire de l’effet papillon. Où un simple geste peut engendrer une catastrophe à l’autre bout du monde, au gré de réactions en chaîne. Voilà la mondialisation vue par Julien Merlaud, jeune documentariste nazairien de 22 ans. Dans son film, il veut montrer que tout est lié, que tous, nous avons une part de responsabilité dans les dérives du capitalisme, qu’ils soient économiques ou environnementaux. Sur la forme, il « passe du local à l’international, enchaîne les thèmes dans un zapping d’idées poussé à l’extrême ». La première partie du film fait effectivement penser à un journal télévisé hystérique. Cela va du projet d’aéroport à Notre- Dame-des-Landes à la traite négrière à Nantes. On bifurque vers la corruption à grande échelle en transitant par l’affaire Clearstream ou le CPE. Le procédé peutêtre jugé hasardeux, gonflé, mais ce serait oublier que l’ambition du réalisateur est moins de faire du « journalisme pointu, je n’en avais pas les moyens, que de susciter la réflexion, les réactions ». Force est de reconnaître que ce patchwork d’images décousues engendre un sentiment de vertige, de confusion, assez évocateur du monde actuel. Dans la deuxième partie, Julien Merlaud se recentre sur son sujet principal : les dégâts de l’aviation à outrance sur l’environnement. Il s’invite un peu partout, balade sa caméra entre écologistes, ingénieurs, ou représentants d’Airbus et Dassault (allant jusqu’à se faire passer pour un de ses membres à l’Aéroforum à Rennes, scène surréaliste) et démythifie la solution des alternatives écologiques aux actuels carburants. « Il faut avant tout changer les comportements et limiter l’utilisation de l’aviation aux longs trajets ». S’il se défend d’être cynique, il conclut tout de même son film sur une scène tristement ironique. Pour subvenir à ses besoins, il a récement travaillé comme guide... chez Airbus.

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